Entreprise chouchou: Camille Pomerlo Illustration

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Un refill/Source: Camille Pomerlo Illustration


Cette semaine, nous vous présentons un de nos coups de cœur dans l’illustration, Camille Pomerlo.

Camille habite Montréal et illustre des livres pour enfants et adultes, des articles de journaux et magazines. Elle fait aussi des commandes spéciales pour les particuliers qui le souhaiteraient.

Camille a étudié es Arts plastiques puis le Design à l’Université Concordia à Montréal. Après avoir travaillé dans le domaine du design graphique et du design d’emballage de produits, pour ensuite collaborer avec architectes et designers d’intérieurs, afin de produire des rendus graphiques, c’est en 2015 qu’elle décide de se consacrer à l’illustration.

Choisie pour exposer son travail à Artexpo New York 2017 par un juré qui juge le travail des artistes basé sur la technique, l’innovation, l’inspiration et la créativité, cette jeune illustratrice québécoise à un futur qui s’annonce prometteur. Elle s’est prêté au jeu et a accepté de répondre à nos questions.


Qu’est-ce qui a été le déclic pour te pousser à commencer tes illustrations?

C’est après avoir eu des jumeaux que je me suis mise à dessiner de nouveau depuis mon temps à l’école. C’est en fait les désordres chez nous qui m’ont inspiré mes premiers croquis. Les désordres me semblaient souvent durs à affronter et je ne savais pas par où commencer, mais en les dessinant ils devenaient moins pires. Petit à petit, le dessin a pris une place importante dans le quotidien et la passion s’est implantée. Puis un jour, j’ai vu passer le concours CODE SOUVENIR MONTRÉAL organisé par la Ville de Montréal et j’ai décidé de tenter ma chance, à deux semaines seulement de la date d’échéance. Quelques semaines plus tard, j’ai appris que mes dessins avaient été sélectionnés. Ca m’a donné la poussée pour commencer à dessiner à temps plein.

Quelle est ta partie préférée de ton travail?

La variété et la flexibilité sont des points positifs, mais encore plus la créativité. J’ai le privilège de travailler sur des projets vraiment différents et chacun d’eux me pousse à sortir de ma zone de confort et d’explorer d’autres possibilités. Par exemple, lorsque j’ai eu l’appel pour travailler sur le roman jeunesse de Sophie Bienvenu « La princesse qui voulait devenir générale », je savais que ça serait un défi de dessiner des personnages, car jusqu’alors je dessinais surtout des objets et de l’architecture imaginaire, mais, en commençant à esquisser, je suis allée dans plusieurs directions et j’ai finalement beaucoup aimé dessiner des personnages! Ce qui est beau dans ce travail, c’est qu’il n’y a pas de jugement, c’est comme de jouer avec l’imaginaire sur du papier jusqu’à trouver une solution qui nous plait. Il y a quelques mois, lorsque je cherchais une idée pour le projet de La Tablée des Chefs, je pensais que la solution serait quelque chose d’assez sobre, mais je n’ai pas pu m’empêcher d’esquisser le slogan de leur volet jeunesse « Attache ta toque!» parce qu’il m’inspirait énormément, puis finalement c’est cette idée qui a été retenue! Donc, ce que je préfère dans ce travail, c’est qu’il permet la créativité.

Quels sont les projets auxquels tu as participé et dont tu es le plus fière?

C’est difficile parce que je suis fière de chacun d’eux, mais c’est certain que je suis très fière de « La princesse qui voulait devenir générale » car c’est un rêve qui s’est réalisé pour moi de pouvoir illustrer un roman jeunesse et de plus en collaborant avec Sophie Bienvenu, une autrice aussi talentueuse que généreuse. Je suis aussi très contente d’avoir pu collaborer à la couverture de « Maître Glockenspiel », un dessin qui est l’un de mes favoris dans mon portfolio. Je suis super heureuse d’avoir conçu les illustrations pour la Tablée des Chefs, d’autant plus qu’elles ont été offertes à son fondateur pour souligner le 15e anniversaire de La Tablée. De plus, je suis fière des illustrations pour The Globe and Mail, c’est un honneur d’avoir été publié deux fois dans le journal no1 au Canada!

Quel difficulté as-tu rencontré à travers ton parcours?

Je pense que la difficulté c’est que ça n’est pas un travail constant. Durant la même semaine, il peut y avoir plusieurs projets en cours, puis la semaine suivante il y en aura moins. Ensuite, c’est la gestion du temps, parce que quand c’est très occupé, il faut se faire un horaire pour arriver à produire tout à temps. Autre chose, qui est un défi commun à tous les artistes, c’est de ne pas se laisser emporter par le doute lorsque l’on manque d’inspiration. C’est bien de remettre les idées en questions, mais je trouve qu’il ne faut pas s’attarder longtemps à cette étape. Quand je sens le manque d’idées s’installer, j’aime bien lire ou écouter de la musique pour retrouver l’inspiration. Avec le temps, je me rends compte que j’ai de meilleurs résultats en ne pensant pas trop; en pensant bien, puis en agissant assez vite.

Si quelqu’un, avec la même passion, décidait de lancer son entreprise, quels conseils lui donnerais-tu?

Dessiner, dessiner et dessiner. Je pense que le seul moyen de développer une expertise, de trouver son propre style et d’apprendre à travailler vite, c’est par la répétition. Je dirais aussi de ne pas avoir peur de s’essayer, d’appliquer pour des projets, de participer à des concours, d’aller se présenter aux gens, d’envoyer son portfolio, d’écouter les critiques puis de les appliquer. Il faut se faire un plan, savoir où on veut aller et aussi s’adapter aux situations. Je dirais aussi de ne pas rater d’opportunités, parce que même si elles ne semblent pas en lien avec notre plan, tout fini par mener quelque part. Il ne faut pas s’attendre à pouvoir vivre de notre entreprise tout de suite, il faut y laisser du temps sans jamais arrêter de travailler le plus fort possible. Il faut toujours se demander; « Qu’est-ce que je pourrais faire de plus?».

Qu’est-ce qui t’attend pour la suite?

J’ai récemment appris qu’une illustration que j’ai soumise à un concours italien « CIAO » de Tapirulan a été sélectionnée et qu’elle sera exposée en Italie; on pourra donc voir l’une de mes illustrations de l’autre côté de l’océan! On peut me suivre sur les réseaux sociaux pour voir en temps réel la progression de mon travail. Je travaille présentement sur trois albums illustrés, dont un qui est terminé. Aussi, je continue à participer à des concours internationaux. Donc de retour à la table à dessin!

Voici quelques-unes de nos œuvres coup de cœur:

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-Les Rafistoleurs

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